OTAN contre Hezbollah, « Haïfa pas la seule cible dans un scénario de guerre totale ».

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Nous publions cette analyse car nous la considérons suffisamment  fondée au delà de son caractère d'avertissement à l'OTAN et à quelques pays européens en passe d'être marginalisés dans tout le Moyen Orient et tentés de jouer le tout pour le tout.

Ces navires de guerre franco-germano-britannique qui, sous prétexte d’aide humanitaire à apporter au peuple libanais que l’Occident a affamé depuis des mois sans pour autant pouvoir en briser la résistance, arrivent sur la côte libanaise avec à leur bord les unités d’intervention rapide, des plongeurs, des démineurs, des unités de reconnaissance sous-marines, armes, missiles et munition compris, et qui ont une mission bien précise, le « désarment » du Hezbollah via un coup d’Etat militaire, ont bien tort de prendre, absorbés qu’ils sont par les médias mensongers de l’axe Israël/Arabie, leur victoire pour déjà acquise.

Des sources officieuses affirment que le plan « Marshall » que préside le Rothschildien Macron que Netanyahu a félicité il y a deux jours pour avoir été propulsé à la tête du front politique anti-Résistance après des mois de déboires chez lui, contiendrait un arrière-décore militaire comme suit : proclamer Beyrouth ville démilitarisée, ce qui veut dire que la capitale libanaise échapperait au contrôle de l’Etat et de l’armée libanaise; placer l’aéroport de Beyrouth sous le commandement d’une force mixte internationale dirigée par l’Allemagne, ce qui signifie que le trafic aérien vers le pays serait restreint et contrôlé; dissoudre le Parlement et tenir une parodie d’élection avec en toile de fond l’arrivée d’un cabinet de « technocrate », pro US, pro Israël propre à supprimer les preuves sur l’identité de vrais commanditaires des explosions du 4 août et de leurs relais locaux. Puis the last but not the least, fixer un ultimatum au Hezbollah pour qu’il cède son arsenal et le laisse être démantelé par FINUL interposé sous peine de quoi le Conseil de sécurité irait se réunir pour placer le Liban sous le chapitre 7 et envoyer l’OTAN « assurer » la sécurité au Liban! 

Seul hic: ce scénario « idyllique » pour Israël et ses amis a tout, sauf une quelconque chance d’aboutir. Mercredi le Rothschildien Macron a appelé Poutine pour lui tâter le pouls et savoir si oui ou non la Russie irait apposer son veto à une intervention armée de l’axe US/OTAN au Liban suite à une résolution en bonne et due forme. La réponse du Russe a été catégorique: « Ce que soutient Moscou au Liban résume en trois mots l’unité nationale, l’indépendance d’action et la souveraineté de l’Etat ». C’est bien « clair » et parfaitement « décevant » pour le camp d’en face. La journée de mercredi a été d’ailleurs bien chargée puisque qu’un appel similaire a été donné par M. Macron au président iranien Hassan Rohani, même réponse et plus ferme encore : « Que cesse toute ingérence « étrangère » (entendez occidentale, NDLR) au Liban et qu’on laisse les Libanais choisir un gouvernement apte à gérer la crise ! »

Ceci veut dire qu’au Conseil de sécurité que les Amis d’Israël comptent donc réunir si le Liban « ne livre pas le Hezbollah » et ce, à l’effet de « légaliser » une intervention militaire au Liban, un peu, croient-ils à la Libyenne, leur tâche est loin d’être aisée et qu’ils ont déjà la Russie sur le dos. Reste la Chine que M. Macron évite très étrangement bien que certains analystes disent être, au contraire des apparences, bien active dans ce dossier, et dont l’activité aurait même poussé l’axe US/Israël à commettre l’un des actes de guerre le plus insensé de toute l’Histoire, « frappe semi nucléaire du 4 août contre Beyrouth », port maritime qu’ils voyaient glisser déjà peu à peu vers les sociétés chinoises!  

Depuis juin, date à laquelle Nasrallah a mis en garde l’Occident contre une « pression extrême » qui irait tôt ou tard « pousser le Liban à se tourner vers l’Est », la Chine a rapidement compris le message et saisi l’occasion. Avant de présenter sa démission « forcée » il y a trois jours, le Premier ministre Hassan Diab qui continue à gérer au grand dam du camp d’en face, les affaires courantes, a préparé avec force détails, le cadre de cette coopération sino-libanaise: de nombreuses sociétés, 30 selon des sources, ont déjà vu booster leur activité et des commandes arriver dans le secteur portuaire, ferroviaire, électricité, eau et même gaz. On comprend mieux pourquoi Jupiter français a si nerveusement rayé de son carnet d’appel à l’aide en faveur du Liban, la Chine de Xi Jinping.

A vrai dire, avec l’Iran, la Chine reste le seul Etat à avoir assumé d’ores et déjà une présence concrète sur le terrain. L’axe Iran-Chine se positionne comme les investisseurs de référence après la double explosion du 4 août, ce qui contraste fortement avec les tueurs à gages du FMI, ou des pseudo donateurs coiffés par Paris. Et ce n’est pas tout car il y a aussi la Syrie qu’avec la Loi César, l’Amérique a tenté bêtement de bouter du Liban. La Syrie est un énorme exportateur de blé biologique, devenu automatiquement le 4 août exportateur naturel de blé vers le Liban à travers deux points de passage terrestres que la bio-arme Covid-19 et l’arme économique Loi César avaient fait fermer mais que la frappe de Beyrouth vient de rouvrir! 

Reste la folle idée d’un assaut militaire direct et sans mandat onusien au Liban, vers quoi Israël semble pousser la France, l’Europe et les Etats-Unis et qui pourrait in fine titiller l’esprit des décideurs militaires transatlantiques tant est désormais grande la possibilité d’un basculement du Moyen Orient vers l’Est. Le prochain discours de Nasrallah attendu vendredi 14 août est placé sous le signe de la guerre de 33 jours, guerre où le Hezbollah, bien moins fort qu’aujourd’hui a mis au pas en un mois et trois jours l’entité sioniste, l’Amérique et l’OTAN. Les silos à missiles de précision de la Résistance libanaise sont loin d’être le seul « facteur » à prendre en compte. Il y aurait d’autres « silos militaires intégrés » de nature beaucoup plus « effrayante » pour Israël et ses « amis ». Que ces derniers en tiennent compte et surtout qu’ils évitent de commettre des erreurs de calcul… Les explosions de Beyrouth en ont été une, une action militaire contre le Hezbollah en sera une autre… et fatale…

Source : http://french.presstv.com/Detail/2020/08/13/631688/Damas-aide-le-Hezbollah-%C3%A0-riposter-%C3%A0-Isra%C3%ABl%C2%A0?

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L’entité sioniste cherche à mobiliser un soutien international pour modifier le mandat de la FINUL au Liban.

L’entité sioniste s’efforce de persuader la communauté internationale d’accepter de changer le mandat des forces de la FINUL, « afin de faire face aux tentatives du Hezbollah de réaliser son expansion militaire aux frontières nord » selon les termes de Yedioth Ahronoth .

Le correspondant  du journal  Yedioth Ahronoth, Itamar Eichner,  a indiqué que « le ministre des Affaires étrangères de israélien, Gabi Ashkenazi, a organisé mercredi un briefing politique et sécuritaire sur la frontière nord avec 12 ambassadeurs des États membres du Conseil de sécurité des Nations Unies , concernant   la décision de proroger le mandat de la  FINUL « .

Il a déclaré que  » Ashkénaze s’est adressé aux ambassadeurs affirmant qu’ Israël appuie la présence de la FINUL, mais   demande et souhaite que ce mandat soit renforcé car la FINUL n’est pas en mesure de s’acquitter de son mandat à cause du Hezbollah « .

M.Eichner a ajouté: « Les ambassadeurs ont écouté un rapport de sécurité du commandant de la division Galilée de l’armée israélienne, le général de brigade Shlomi Bindar, tandis qu’Ashkenazi a parlé du renforcement de la présence du Hezbollah dans le sud du Liban  et de  ses tentatives de développer ses capacités de missiles de précision », considérant qu »‘Israël ne peut rester indifférent face au Hezbollah qui continue de porter atteinte à la  souveraineté israélienne  et à ses citoyens  » .

Selon Yedioth Ahronoth  , « Ashkenazi a informé les ambassadeurs de la décision américaine d’étendre l’embargo sur les armes à l’Iran, et a déclaré qu’Israël soutenait pleinement la décision » et a ajouté: « Nous attendons des membres du conseil qu’ils soutiennent la demande de prolongation de l’embargo. »

Il est à noter que des ambassadeurs et des ambassadeurs adjoints des États-Unis, de France, de Grande-Bretagne, de Russie, de Chine, d’Allemagne, d’Irlande, du Kenya, d’Afrique du Sud, du Vietnam et de la République dominicaine ont assisté à la présentation faite par Ashkenazi.

Source: Farsnews

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