Définir et gouverner : L’indigène comme identité politique. Mahmood Mamdani

Définir et gouverner se concentre sur le tournant de la fin du XIXe siècle dans l’art de gouverner colonial, lorsque la Grande-Bretagne a abandonné la tentative d’éradiquer la différence entre conquérant et conquis et a introduit une nouvelle idée de gouvernance, comme la définition et la gestion de la différence. Mahmood Mamdani explore la manière dont les frontières ont été tracées entre les colons et les autochtones en tant qu’identités politiques distinctes, et entre les autochtones selon la tribu. De cette expérience coloniale est né un langage moderne de pluralisme et de différence.

Une crise d’empire au milieu du XIXe siècle a attiré l’attention des intellectuels britanniques et a conduit à une reconception de la mission coloniale, et à des réformes en Inde, en Malaisie britannique et dans les Indes néerlandaises. La nouvelle politique, inspirée par Sir Henry Maine, a établi que les indigènes étaient liés par la géographie et les coutumes, plutôt que par l’histoire et le droit, et en a fait la base de la pratique administrative.

Les théories du Maine ont ensuite été traduites en « administration indigène » dans les colonies africaines. Mamdani prend le cas du Soudan pour démontrer comment le droit colonial a établi l’identité tribale comme base pour déterminer l’accès à la terre et au pouvoir politique, et suit l’héritage de ce droit au Darfour contemporain. Il examine les dimensions intellectuelles et politiques des mouvements africains vers la décolonisation en se concentrant sur deux figures clés : l’historien nigérian Yusuf Bala Usman, qui a plaidé pour une alternative à l’historiographie coloniale, et le premier président de Tanzanie, Mwalimu Julius Nyerere, qui a réalisé que la logique politique du colonialisme était légale et administrative, et non militaire, et qu’elle pouvait être démantelée par des réformes non violentes.

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Rien n'a changé fondamentalement et contre la Nation on fait la promotion des identités ethniques. Pour nous algériens, en plus, il s'agit carrément d'une identité ethnique inventée, le Fantasme Tamazgha contre l'identité algérienne.
Le sujet est bien de comprendre comment l'ethnicisation  du droit affecte l'individu à la groupe ethnique en fonction de son origine, de son territoire, de son mode de vie, de son dialecte et non à une Nation. Le point de vue de la lutte pacifique du dirigeant  tanzanien  Julius Nyerere était connue et discuté dans les forums internationaux. Cette solution n'était cependant possiblement praticable qye dans l'Empire britannique qui avait une autre vision que celle e l'Empire colonial français. 
 

Définir et gouverner : L’indigène comme identité politique.

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