Le MAS l’emporte largement en Bolivie tant à l’exécutif qu’au législatif. Claude Morin.

L’image contient peut-être : 4 personnes, texte qui dit ’CONTEO RÁPIDO BOLIVIA DATOS NO OFICIALES CIESMORI 95% NACIONAL VOI ROLIVIA UNITEL 52.4 LUIS ARCE 31.5 CARLOS MESA 14.1* FERNANDO CAMACHO 1.6* CHI HYUN CHUNG 00:03 0.4* FELICIANO MAMAHI’

La majorité des Bolivien@s a mis sa confiance dans la seule équipe qui pouvait redresser la situation pour le bien commun, après une année perdue en raison d’un coup d’État. Le bloc putschiste subit une défaite retentissante. Avec lui les gouvernements (les États-Unis et consorts: le Brésil, le Chili et le Canada) qui l’avaient soutenu. Le danger viendra de Santa Cruz (l’Oriente, la « media luna ») sous la forme d’une sécession.

Ces résultats, transmis tardivement (0:03), sont ceux du comptage rapide. Les résultats officiels, à 8:08 aujourd’hui, ne portent que sur 15 % des votes et placent le MAS en seconde place, 10 points derrière CC. C’est suspect. Le retard à publier les résultats du « conteo rapido » également. Le MAS avait monté son propre système et savait vers 21h qu’il avait gagné. Des personnes au sein du gouvernement « intérimaire » ont-ils tenté une opération (provocation, fraude)?

La victoire du MAS ne me surprend pas. J’écrivais hier (vers 18h): « Si l’élection est honnête, je m’attends à ce que le binôme MAS obtienne plus de 50 %. L’absence de Morales comme candidat attirera le vote des secteurs moyens. Les politiques adoptées sous Arce ont profité à ces secteurs en plus d’avoir profité aux classes populaires. Choquehuanca, un intellectuel aymara, a bien représenté la Bolivie comme chancelier. Il est un tenant du pachamamismo (Terre-Mère) et pour une réactivation des liens avec les bases. Un duo bien équilibré. »

Claude Morin

Source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10221215833677946&set=a.10204567166871681&type=3&theater

Détails via d’autres sources :

L’ancien ministre de l’Économie, 57 ans, devance de plus de 20 points son principal rival, le centriste Carlos Mesa, et assure le retour au pouvoir du Mouvement vers le socialisme (MAS) après la démission en novembre 2019 d’Evo Morales, accusé par l’opposition de fraude électorale. 

La président par intérim, Jeanine Añez, a félicité M. Arce pour sa victoire

Selon un sondage Luis Arce obtient 52,4 % des voix, contre 31,5 % pour l’ex-président Carlos Mesa (2003-2005), 67 ans. Un autre sondage rendu public par la Fondation catholique Jubileo crédite le candidat de gauche de 53 % des suffrages, contre 30,8 % pour son rival.

Depuis l’Argentine où il est réfugié, M. Morales a revendiqué la victoire de son parti. « Le MAS a gagné largement les élections, y compris au Sénat et à la chambre des députés. Arce est le président de la Bolivie »,

« Pour une élection tant délicate pour le futur du pays, nous devons privilégier la certitude concernant les résultats électoraux », a déclaré le président du Tribunal suprême électoral (TSE), Salvador Romero, lors d’une conférence de presse.

Auparavant, la présidente par intérim, Jeanine Añez, avait déjà demandé aux électeurs de faire preuve de « patience » et de « ne pas provoquer de violences », assurant que les résultats seraient « crédibles ». Le gouvernement avait indiqué plus tôt que le scrutin s’était déroulé « dans la tranquillité dans tout le pays », mis à part quelques incidents isolés.

Quelque 7,3 millions de Boliviens étaient appelés à élire leur président, mais aussi leur vice-président, et à renouveler le Parlement, actuellement dominé par le MAS, dans le contexte inédit de la pandémie de coronavirus..

De nombreux Boliviens craignent toutefois une répétition des violences post-électorales qui avaient fait 36 morts l’an dernier. Ils se sont rués ces derniers jours dans les commerces pour s’approvisionner.

Pour assurer la transparence du scrutin, la composition du tribunal électoral a été renouvelée. Des observateurs ont été dépêchés notamment par l’Organisation des États américains, l’Union européenne et la Fondation Carter.

En 2019, le dépouillement avait été suspendu pendant plus de 20 heures. À sa reprise, Evo Morales avait été déclaré vainqueur dès le premier tour.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *