Citations de Gramsci.

Cette page vous propose de découvrir des citations significatives extraites de différents textes d'Antonio Gramsci. De telles citations agissent comme des projecteurs la nuit ou sur une scène de théâtre. Elles permettent de trouver un repère immédiat quand dans l'action ou la réflexion nous n'arrivons pas à discerner  le fil d'Ariane dans les labyrinthes des faits ni  le principal du secondaire dans l'analyse. Elle permettent aussi d'attirer l'attention sur l'affirmation d'un principe fondamental de pensée implicite dans la construction d'un texte ou d'une analyse, l'intérêt est donc épistémologique. 
Cette page va se développer. Nous allons ajouter des citations au rythme de nos lectures. Merci d' y revenir régulièrement.

Mouvements organiques et mouvements conjoncturels.

Il convient de distinguer les mouvements organiques (relativement permanents) des mouvements qu’on peut appeler de conjoncture (et qui se présentent comme occasionnels, immédiats, presque accidentels). Les phénomènes de conjoncture sont certes dépendants, eux aussi, de mouvements organiques, mais leur signification n’est pas d’une grande portée historique. »« 
Gramsci, Cachier n°13 / § 17.

Révolte, nécessité de l’ordre et révolution.

La révolution qui se réalise dans la destruction de l’appareil d’État bourgeois, et dans la construction d’un nouvel appareil d’État, intéresse et englobe toutes les classes opprimées par le capitalisme. Elle est déterminée immédiatement par le fait brutal que, dans les conditions de disette laissées par la guerre impérialiste, la grande majorité de la population (constituée d’artisans, de petits propriétaires terriens, de petits bourgeois intellectuels, de masses paysannes très pauvres et aussi de masses paysan- nes arriérées) n’a plus aucune garantie pour ce qui concerne les exigences élémen- taires de la vie quotidienne. Cette révolution tend à avoir un caractère principalement anarchique et destructeur et à se manifester comme une explosion de colère aveugle, comme un déchaînement effrayant de fureurs sans objectif concret, qui ne s’organi- sent en un nouveau pouvoir d’État que dans la mesure où la fatigue, la désillusion et la faim finissent par faire reconnaître la nécessité d’un ordre constitué et d’un pouvoir qui le fasse vraiment respecter.

Deux révolutions.

L’Ordine Nuovo du 3 juillet 1920. II, no 8, non signé.

 

 

 

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