Quelle belle page que le 19 mai 1956 ! par par ‘Abdel‘alim MEDJAOUI, mai 2021.

Bonnes pages de l’ essai N’est-il d’histoire que blanche ?, t. 2, La Renaissance, (en préparation), pp. 334-355.

«  …De son côté, la zone 5 n’est pas en reste au plan de la vitalité de la lutte… au point que les services de police français ne peuvent que commettre l’assassinat, le 17 janvier 1956, d’un intellectuel de renom, le Dr Benzerdjeb, à Tlemcen. La ville est en grand émoi… que les forces coloniales croient pouvoir étouffer par l’accusation qu’il était FLN et qu’il s’était compromis avec les bandits de grand chemin, les tueurs d’enseignants. Le feu de cette intimidation propagandiste leur pète à la gueule : les obsèques du grand disparu se transforment en plébiscite pour le FLN de toute la ville, ses élites et sa jeunesse, notamment pré-universitaire, en tête. C’est la première cité du pays à prendre fait et cause en masse pour le FLN, pour la révolution de Novembre. De cette effervescence militante, qui ne cessera plus jusqu’à la fin de la guerre de résistance, émergera un des dignes fils de Tlemcen, le colonel Lotfi !

L’assassinat du Dr Benzerdjeb vient rappeler celui d’un premier crime perpétré contre un autre intellectuel…

– Kacem Zeddour ?

– Oui. Kacem Zeddour-Brahim, d’Oran, est sans doute un des premiers, sinon le premier « disparu » de la guerre d’Algérie, après son arrestation le 6 novembre 1954… Méconnaissable, son corps est rejeté par la mer à la fin du même mois, à l’embouchure du Hamiz (Alger)… et il fut enterré, incognito, dans un cimetière européen. Ce n’est que plus tard que l’on apprit ce qui lui était arrivé. Torturé à mort, pour lui arracher les secrets de sa vie de journaliste au Machreq – il venait d’en rentrer – et de ses contacts en Oranie, à la veille de Novembre… A-t-on eu vent alors qu’il avait rencontré Ben M’hidi en cette période-là ?
Sa passion a suscité chez Louis Massignon, qui avait chanté celle d’Al-Hallâj, le souvenir d’une triste élégie – un vers repris d’un poète arabe, Bachar ben Bord, (بشار بن بـرد), mort septuagénaire en 784 après J. C. – par laquelle il a reçu le vénérable Cheikh Si Tayeb el-Mehaji, son père, désespéré de le revoir vivant :
لا بد من شكوى إلى ذي مروءة      يواسيك أو يسليك أو يتوجع
« C’est à un esprit chevaleresque que la plainte doit être adressée ; Il te réconfortera, te soulagera ou en souffrira… »
Le grand orientaliste voulait-il dire au père éploré que ce n’est pas du côté des autorités françaises qu’il pourrait trouver un tel esprit chevaleresque ni un tel réconfort ?
– Cet assassinat, quelles suites a-t-il eues ?
– Ce n’est qu’avec le temps, vu le manque d’information sur le sort de la victime, que l’assassinat s’est confirmé.
Mais, entre les deux drames, la résistance armée s’est affermie, en même temps que la solidarité et le soutien populaires, et notamment au plan des soins des blessés de l’ALN, dont la survenue prouve la réalité des combats.
C’est ce qui explique l’engagement du Dr Benzerdjeb…
Et c’est pourquoi aussi les deux noms, celui de Benzerdjeb et celui de Zedour, ont été associés pour servir de porte-drapeau à la protestation d’un nouveau secteur mobilisé en soutien à la résistance armée : les intellectuels !
– Comment cette protestation s’est-elle exprimée ? …
– Principalement par l’appel à la grève de l’UGEMA qui dénonce non seulement ces deux assassinats, mais ceux, multipliés, de nombreux autres intellectuels à travers le pays, et appelle les étudiants à la solidarité avec les victimes, par la grève, illimitée, des études et des examens, à partir de la date du 19 mai 1956. Cette décision a été votée et prise la veille, après un débat contradictoire d’un haut niveau, lors d’une assemblée générale publique tenue – donc malgré la pression des autorités et de la police – sous l’égide de la section d’Alger de la toute jeune organisation, l’UGEMA, et au nom de tous les étudiants algériens d’Alger… Ont participé également en masse les lycéens – un peu plus nombreux – des classes terminales des établissements de la Capitale…
– Grave décision…
– Radicale, même. Cette gravité, cette radicalité tiennent à l’évolution du monde de laquelle participe la guerre de résistance du peuple algérien pour sa libération nationale. La résistance armée, qui semblait impossible, avait déjà plus d’un an et demi d’âge. La sauvagerie de la répression que lui opposait l’ennemi colonial – sans pouvoir en venir à bout – atteignait des sommets et ne pouvait laisser indifférents les intellectuels dont un nombre grandissant s’engageaient dans le soutien aux moudjahidine.
C’est le moment, par exemple, fin avril 1956, pour Ferhat Abbas, d’annoncer solennellement son passage au FLN… C’est, là, le fruit d’une longue évolution du mouvement national dont ce leader a fait l’histoire comme seul, parmi ses pairs, il a pu le faire, lui qui a traversé toutes les étapes de son développement.
Résumons les points essentiels de ce que nous en avons dit dans la 2e partie, « Le tremplin » du premier tome de notre essai : Il a été Jeune Algérien, élu, animateur du Congrès musulman algérien puis des AML – sur la base du Manifeste qu’il a rédigé comme il en a été chargé – pour se replier sur l’UDMA après le drame de mai 1945 ; la création du MTLD – une UDMA plus populaire, a-t-il estimé – confirme à ses yeux la légitimité des intérêts qu’il a défendus jusque-là, mais qu’il a été impossible de faire reconnaître dans le cadre d’un système colonial fermé à tout changement… pour enfin reconnaître la légitimité du mouvement de libération nationale et y adhérer… Il sera, à juste titre, le premier Président du GPRA à sa fondation, le 19 septembre 1958…

– Abbas est un intellectuel reconnu. Mais les étudiants ?

– C’est cette évolution même qui leur donne ce rôle. Les intellectuels ne peuvent plus se réclamer d’aucun parti ou organisation crédible, sinon de ceux qui luttent pour « la seule émancipation possible », pour exister et défendre leur dignité d’hommes ; ils se trouvent alors aux prises avec les services de police, pas dans les maquis, mais dans les villes, objets d’enlèvements, tortures, disparitions qui se multiplient.
C’est pourquoi il revient aux responsables de la section UGEMA (Union générale des étudiants musulmans algériens) d’Alger de les défendre, parce qu’ils ont, eux, leur Union, une organisation légalement constituée. Et, on peut dire, une institution grâce à laquelle ils sont par monts et par vaux, intervenant avec les familles pour retrouver leur trace et, avec les avocats menés par l’entreprenant – déjà ! – Mohamed-Seddik Benyahia, s’élever contre l’illégalité de leurs arrestations, menées sous le couvert des tout nouveaux « pouvoirs spéciaux ». Car, bientôt on commence à retrouver les cadavres affreusement mutilés jetés dans les rues ou rejetés par la mer… !
Et c’est pour dénoncer ces crimes abominables et se solidariser avec les victimes et leur engagement qu’a été adopté l’appel circonstancié présenté par la section après que l’assemblée générale en a sérieusement débattu…
– On n’a jamais vu une grève réussir avec un nombre aussi peu élevé de grévistes…
– Remarque judicieuse. Leur nombre, en cette année 1956, n’arrivait pas à 700 – en comptant ceux marocains et tunisiens – sur les quelque 5 000[1] étudiants de l’Université d’Alger, la seule université moderne du Maghreb ; chiffres probant de l’« œuvre civilisatrice de la France impériale » après 132 ans d’occupation coloniale ! Mais malgré leur nombre réduit, la grève décrétée par les étudiants algériens en ce 19 mai 1956 est un des actes politiques les plus importants qui ont marqué notre guerre de libération nationale.
– Comment ?
– * Par cette action, c’est l’intellectuel collectif national qui a exprimé sa position face à la « savage » guerre française de réoccupation. De ce fait, son impact est également considérable auprès de l’opinion publique internationale, et en particulier de la jeunesse mondiale…
Jusque-là, les autorités coloniales et leur presse mobilisées présentaient cette insurrection comme le fait de marginaux, de bandits de grand chemin, d’assassins sans foi ni loi. Les gens, et surtout les jeunes à travers le monde découvrent, et de quelle manière ! la réalité et la justesse de la guerre de libération de notre peuple. Par cette grève des études et examens à l’Université, par ce refus de ce qui représente la fierté de la culture française, l’UGEMA dénonce aux yeux des jeunes des organisations estudiantines à travers le monde, une des pires entreprises de crimes, d’assassinats crapuleux perpétrés au nom de l’intérêt national français, et couverts par ce « drapeau » culturel !
L’opinion de ces jeunes et leur sympathie pour la lutte des étudiants algériens et de leur peuple pèseront sur l’attitude de leurs gouvernements à travers le monde…
* La grève a également eu un impact immédiat considérable sur la résistance armée elle-même et sur le moral des moudjahidine, qui se sont vus renforcés par l’engagement de dizaines de jeunes lycéens et étudiants – et notamment aussi étudiantes – et assimilé(e)s.
Ce sang nouveau a changé la donne de la lutte armée, qui s’est alors enrichie de la prise en charge du service vital de santé de l’ALN, ou même de l’accession à des responsabilités importantes des jeunes recrues dans les directions de l’ALN, après une formation sur place au métier des armes et de la conduite politique de la résistance armée auprès des déjà vétérans en la matière…

– Comment les étudiants se sont-ils donné l’institution UGEMA ?

– Le règlement par Novembre de la crise du mouvement national, l’émergence d’une jeune génération d’étudiants, à l’image du regretté Mohamed-Seddik Benyahia, créent une ambiance nouvelle au sein du mouvement des étudiants nationalistes, alors organisés dans la vieille Association des étudiants musulmans d’Afrique du Nord (AEMAN) – dont nous avons déjà évoqué l’histoire[2]. Une matrice d’autant plus dépassée qu’avec les perspectives réelles de l’indépendance de leurs pays, les étudiants marocains et tunisiens s’en sont dégagés pour créer leurs propres unions : l’UNEM (Union nationale des étudiants marocains) et l’UGET (Union générale des étudiants tunisiens). Déjà, cette circonstance a été mise à profit, à Paris, par les étudiants communistes algériens, autour de la forte personnalité d’Ahmed Inal, en appui sur Mohamed Harbi et d’étudiants juifs originaires d’Algérie : ils ont mis en place en 1955, l’UGEA (Union générale des étudiants algériens) de Paris… « C’est dans ce contexte particulier, explique Messaoud Aït Chaalal qu’à la rentrée de l’année universitaire 1954-1955, le frère Belaïd Abdesslam lança l’idée de créer l’UGEMA et demanda, de Paris, aux frères dirigeants de l’AEMAN (…) à Alger d’initier une campagne en faveur de la création de l’UGEMA et de lancer à cette fin un appel pour la tenue d’une conférence préparatoire…
…qui s’est tenue effectivement à Paris du 4 au 7 avril 1955. Cette conférence qui a passionnément débattu des problèmes doctrinaux s’est finalement prononcée, à une écrasante majorité, en faveur de la thèse nationaliste, c’est-à-dire pour la création de l’UGEMA, et a rejeté le concept de l’UGEA… »[3]
Les débats sur les « problèmes doctrinaux » évoqués par M. Aït Chaalal sont connus sous le nom de « bataille du M » de l’UGEMA. Développant des arguments historico-philosophiques de haut niveau, Rédha Malek, alors étudiant, a animé la scène lors de sa tournée à travers les villes universitaires françaises devant les étudiants algériens qui y étaient inscrits. Il a défendu « une vision historique et nationaliste de l’Algérie »… contre la thèse de la « nation en formation » élaborée par M. Thorez, chef du Parti communiste français ; thèse que « Rédha Malek a illustrée, non sans humour, […] en la qualifiant « d’habit d’Arlequin » » ; il démontrait « combien cette conception était éloignée de la réalité profonde de notre pays ainsi que des valeurs et des aspirations authentiques de notre peuple. »
– Ce débat, public, qu’en pensent les autorités coloniales et quel est son aboutissement ?
– C’est un débat tout à fait légal, et les autorités ne peuvent rien y avoir à redire quoi qu’elles en pensent. Elles s’inquiètent certainement de l’intérêt porté à définir et valoriser ce qualificatif dont elles avaient permis l’usage pour remplacer celui d’« indigène » ; mais les choses n’en sont plus au point où l’idée de l’indépendance des peuples colonisés n’avait pas encore acquis droit de cité… Et c’est un débat qui – par son contenu et la façon ouverte et démocratique qui le marque – intéresse non seulement les étudiants algériens, mais une large opinion de la jeunesse mondiale.
En cette période où les étudiants marocains et tunisiens, avec la confirmation en cours de l’indépendance de leurs États, édifient leurs organisations nationales, les Associations et mouvements d’étudiants de l’Est (UIE – Union internationale des étudiants), de l’Ouest (CIE – Conférence internationale des étudiants) et d’Afrique (FEANF – Fédération des Étudiants d’Afrique Noire en France) s’intéressent avec sympathie[4] à ce que vont faire les étudiants algériens et, donc, à ce débat préparatoire… qui annonce la naissance d’une organisation spécifique des étudiants algériens… à partir de l’AEMAN et des Associations générales des étudiants (AGE – des différentes villes universitaires de France, réunies en Union nationale des étudiants de France – UNEF) auxquelles ils étaient jusque-là affiliés…

Signalons que l’AGE d’Alger, créée en 1883, acceptait l’adhésion des étudiants « indigènes » contre le paiement de leurs cotisations sans leur donner droit au vote…

Ce débat ouvert aboutit à la réunion du congrès constitutif de l’UGEMA, du 8 au 14 juillet 1955 à Paris, en présence d’invités étrangers (en particulier d’amis de l’UNEF, des frères maghrébins et africains – FEANF, du représentant de l’Union des étudiants américains – USNSA – en France)… La minorité a, malheureusement, refusé d’accepter la décision majoritaire. C’est ainsi qu’à la même date se tient aussi, à Paris, un congrès constitutif de l’UGEA… Néanmoins, précise M. Aït Chaalal « à la rentrée universitaire 1955-56, l’UGEA décida de se dissoudre et demanda à ses sympathisants de rejoindre les rangs de l’UGEMA ». Son président Ahmed Inal gagne, lui, l’ALN en Algérie… où, odieusement torturé à son arrestation – on lui crèvera les yeux ! – il mourra en héros de la nation.
– Allah yarhmou… Quelle fin glorieuse ! Ce congrès constitutif, quelles suites aura-t-il ?
– C’est un grand événement dans la vie des intellectuels algériens. Il élit un comité exécutif avec, à sa tête, Ahmed Taleb… Contrairement à la tradition qui faisait de ce poste un acquis du PPA-MTLD, ce choix d’un homme issu des ‘ulama est le résultat des mutations dans le milieu intellectuel national, fruit du large accord, parmi les intellectuels, sur la base idéologique[5] qui s’est affirmée lors de ladite « bataille du M » et reflet de l’attraction de l’esprit unitaire du FLN…
L’UGEMA constituée dans le cadre de la légalité française (loi de 1901) se déclarait officiellement comme un syndicat chargé, précise M. Aït Chaalal, de « défendre les intérêts moraux et matériels des étudiants. Mais elle n’en énonçait pas moins dans ses résolutions des objectifs politico-culturels qui ne laissaient aucun doute quant à ses motivations et à ses grandes options idéologiques, à savoir : la lutte contre la domination colonialiste, la sauvegarde et la défense de la personnalité historique algérienne, la restauration et l’épanouissement du patrimoine arabo-musulman du peuple algérien. »
Ainsi, l’inaudible section AEMAN d’Alger va subir une mutation pour faire entendre, en tant que section UGEMA d’Alger la haute voix de l’intellectuel collectif algérien dans le nouveau cours de l’histoire du pays : défendant, comme évoqué plus haut, l’engagement pionnier de ceux des siens qui avaient rejoint Novembre, dénonçant leur enlèvement illégal malgré la permissivité nouvellement instaurée par lesdits pouvoirs spéciaux, la barbarie des traitements qu’on leur faisait subir… à l’issue desquels leurs corps se trouvaient jetés dans la nature ou rejetés par la mer. Un bras de fer entre un pot de terre – qui faisait entendre son choc bien loin dans l’opinion internationale et un pot de fer, sur la défensive, de ce fait, malgré tout…
La vie de l’UGEMA et des étudiants se complique en 1955, mais ils ne cessent de « militer sans relâche ni faiblesse, faisant face avec courage et détermination à toutes les provocations et exactions émanant des extrémistes et activistes de droite » et de l’armée de réoccupation, et toujours « en parfaite adéquation avec la ligne politique tracée par la direction du FLN-ALN. »
– Ne prête-t-elle pas là le flanc à la provocation ?
– Ce risque est réel… Aussi la direction de l’Union se décide-t-elle à mettre sa ligne en adéquation avec la situation…
Cela se réalise au IIe congrès qu’elle tient à Paris, du 24 au 30 mars 1956, en présence de délégués[6] d’Unions estudiantines étrangères, venues porter leur soutien politique à l’UGEMA : « un tournant décisif [est] pris par notre union ; c’est à cette occasion qu’elle affirme solennellement sa position politique face à la guerre menée par la France contre notre peuple en réclamant : a). la proclamation de l’indépendance de l’Algérie ; b). la libération de tous les détenus politiques ; c). la négociation avec le FLN. Ainsi [s’opère] une inversion des priorités dans la démarche de l’UGÉMA : la politique prime le syndical : l’union est de toute évidence devenue une unité de combat dans le cadre de la lutte pour l’indépendance nationale conduite par le Front de libération nationale. »
– C’est alors qu’est décidée la grève des étudiants à Alger
– Oui. Quelques semaines après cet événement touchant les positions de l’UGEMA, la grève du 19 mai 1956 en est un autre d’une importance tout aussi capitale qui va marquer la vie de l’Union… dont le bruit retentit bien haut dans le ciel, d’autant que l’engagement qui ne devait concerner que les étudiants de l’Université d’Alger est endossé par ceux des universités de France, et en même temps, en Algérie, par les lycéens et même les écoliers… La culture française est montrée du doigt par son accointance avec la guerre inhumaine dont elle doit se distancier surtout quand les persécutions touchent les intellectuels qui croyaient y avoir part…
D’autant que, l’UGEMA, par « La déclaration [de son] comité directeur a tenu à éviter toute confusion ou équivoque en précisant que la grève ne saurait être interprétée comme une marque d’hostilité envers l’université française et encore moins comme reniement d’une culture à laquelle les étudiants algériens demeuraient très sincèrement attachés. »

– Et qu’en pensent alors les étudiants français ?

– Ce fut un « événement considérable […] également dans les milieux universitaires français. Chacun réalisait que, dans le contexte de la guerre de libération engagée depuis le 1er Novembre autour de principes et d’objectifs nationaux, cela signifiait le rassemblement et la mobilisation des étudiants algériens, ainsi que leur inéluctable engagement dans le combat initié par leur peuple. » Cela pose aux étudiants français et à leur organisation l’UNEF des problèmes de différenciation politique – en liaison avec ceux qui traversent les milieux dirigeants – par l’émergence, à sa direction, de forces « corporatistes », en fait pro-colonialistes poussant à la rupture des relations entre UNEF et UGEMA… Mais devant la lutte de notre peuple et le soutien que lui apportent nos étudiants et leur organisation nationale, le courant dit « mino » – pour « minoritaire »[7] – qui a accueilli avec bienveillance et sympathie la naissance de l’UGEMA prendra le dessus dans l’UNEF et finira par renouer le lien de compréhension entre les deux organisations, pour peser finalement dans le sens de l’opinion qui s’exprimera fortement en l’automne 1960 (Manifeste des 121, le discours de de Gaulle sur l’autodétermination,…)

– Quels ont été les suites de l’alignement politique de l’UGEMA sur le FLN ?

– Évidemment, l’Union est dissoute et interdite d’activités en France, depuis le début de l’année 1958, et ses dirigeants poursuivis. Pour la plupart ils rejoignent clandestinement Tunis (et le Maroc), d’où ils organisent la nouvelle vie de l’Union et de ses étudiants. Dont nombreux, eux aussi pourchassés, rejoignent des cieux plus cléments, où grâce au soutien que leur apportent les organisations étrangères estudiantines, ils peuvent obtenir une bourse et une inscription dans les universités à travers le monde. Et bien entendu, ils mettent en place les sections de l’Union dans leur pays d’accueil… Ce soutien doit tout à « la réaction fulgurante mouvement étudiant international. En effet, quelques semaines à peine après la dissolution [de l’Union], ce mouvement s’est mobilisé activement en faveur de l’UGEMA et de la cause algérienne » : – en avril 1958, l’Union nationale des étudiants de Grande-Bretagne organise, à Londres une rencontre internationale extraordinaire « sous l’égide de la Conférence internationale des étudiants (CIE-Cosec) regroupant des organisations estudiantines du monde occidental (…) Vingt-deux unions nationales y participaient » ; – et en mai, l’Union internationale des étudiants (UIE), regroupant les Unions de l’Europe de l’Est et un grand nombre d’Unions des pays du tiers-monde, organise à son tour, une semaine de solidarité avec les étudiants algériens.
À noter que l’UGEMA a tenu et est arrivée à ce qu’aucune des deux organisations internationales, rivales idéologiquement, ne lui demande de s’aligner sur ses positions, par respect pour son combat : leur soutien va à la justesse de la cause algérienne…
En plus de faire des études – dans la langue du pays d’accueil ! – qui feront d’eux des cadres nécessaires et valables dans l’Algérie indépendante, les étudiants ainsi invités font connaître à leurs hôtes la lutte du peuple algérien. Ainsi participent-ils à la vie de leur Union, une vie organisée démocratiquement, tenant des assemblées générales autour  de la ligne politique de l’Union, élisant par vote secret les dirigeants de leur section, déléguant des représentants aux Congrès (il y a eu un 3e puis un 4e) où se discutent cette ligne, en parfaite cohésion avec celle du FLN-ALN, qui respecte cette autonomie organique dont les effets rejaillissent sur lui…

– On voit que l’intervention du mouvement étudiant en soutien de la guerre de libération est un événement majeur

– Plus qu’on ne le croit en général, et nous pensons l’avoir suffisamment montré. Mais cette intervention a dépassé le soutien à la résistance armée ; elle a intéressé l’avenir en préparant les cadres qui vont prendre en charge les problèmes de l’indépendance. À ce propos, notons avec Djelloul Baghli[8], quelques points intéressants sur cette formation menée par l’UGEMA. Chargée « du secteur classique de l’Éducation Nationale, elle devait préparer des cadres pour l’après indépendance et spécialement dans les domaines purement techniques (…) cette opération a permis de démystifier le problème de la langue d’enseignement qui continue à être soulevé aujourd’hui encore (…) ce qui montre : – d’une part, que quelle que soit la langue initiale de formation on peut se reconvertir pour se former dans n’importe quelle autre langue ; – et d’autre part, que la séparation entre arabophones et francophones est purement artificielle et que les étudiants algériens formaient une entité unique et solide… » Cette action, précise-t-il, se menait en parallèle avec « deux opérations similaires qui ont été effectuées, pour la formation dans le domaine militaire dans les pays arabes, les pays socialistes et en Chine, et dans le domaine administratif et politico-administratif à l’école des cadres d’Oujda… »

Terminons par le document promis plus haut : le témoignage d’un ami de l’UGEMA, Babak[9]

– On ne pouvait trouver témoignage plus parlant ni plus sincère…
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Témoignage de Babak Amir Khosorovi (Ancien membre du Secrétariat de l’Union Internationale des Etudiants-UIE) sur l’histoire de l’UGEMA.

Chers amis ! C’est un grand honneur pour moi de participer à cette cérémonie du 50ème anniversaire de la création de l’UGEMA.
Le jour ou j’ai rencontré pour la première fois dans le petit café parisien du quartier Latin, les fondateurs de l’UGEMA, il y a déjà un demi siècle, je n’imaginais pas les conséquences que cela allait avoir sur ma vie. Le plus important pour moi, ce sont les liens d’amitié très profonds et durables, entre les dirigeants de ce mouvement estudiantin et moi-même. Amitié et solidarité qui se sont consolidées dans le combat pour la liberté et la justice. Je n’avais jamais cru que je serais en vie un demi siècle plus tard et d’avoir le plaisir de rencontrer tous ces amis, qui comme moi les cheveux blancs et la taille courbée, s’unissent et se rencontrent aujourd’hui.
Merci camarades de nous fournir cette opportunité dans les meilleures conditions. Quand mon ancien et cher ami M. Jemal Houhou m’a parlé de cet anniversaire et m’invita à y assister, en l’acceptant avec plaisir, je passai en revue ce demi-siècle de relation et me rappelai mes souvenirs. Parmi eux les circonstances de mon premier contact avec l’UGEMA qui méritent d’être rappelées.
A cette époque, je représentais l’Union des étudiants de l’université de Téhéran au sein de l’Union Internationale des étudiants, dont le siège se trouvait à Prague. J’étais chef du département anticolonialisme qui avait été créé sur mon initiative.
Le congrès de l’UIE s’approchait. J’avais pour mission de me rendre à Paris pour contacter les organisations des étudiants des pays colonisés, les choisir et les inviter à assister au prochain congrès de l’UIE qui allait avoir lieu en septembre 1956 à Prague. Avant mon départ pour Paris, Mr Serge Dépaquit, le représentant des étudiants communistes au sein du secrétariat de l’UIE m’a donné les coordonnées du défunt Monsieur Inal. Inal était à ce moment-là, militant de la jeunesse communiste algérienne et avait fondé l’Union générale des étudiants algériens ! Nous avions eu au secrétariat de l’UIE quelques informations ambiguës sur les étudiants musulmans algériens qui avaient fondé leur propre organisation. Ma mission était de les rencontrer aussi et de fournir un rapport sur la situation des étudiants algériens. Il faut rappeler qu’à cette époque là, le mouvement de libération du peuple algérien était peu connu dans le monde. On était au début de l’insurrection du peuple algérien.
A Paris, Inal m’a présenté son organisation comme étant démocratique et ouverte à toutes les tendances politiques et les croyances religieuses. En apprenant mes intentions de rencontrer l’UGEMA, Inal parla de l’UGEMA en la définissant comme une organisation sectaire, se limitant aux étudiants de confession musulmane ! tandis qu’il décrivait son organisation l’UGEA comme étant ouverte à tous les étudiants sans discrimination. Inal argumenta qu’à la faculté d’Alger, les étudiants catholiques, musulmans et juifs cohabitaient ensemble, et que son organisation correspondait à cette réalité. D’après lui l’UGEMA allait diviser les étudiants tandis que ce dont le mouvement avait besoin c’était l’unité ! À première vue, son raisonnement et son approche au problème, semblait logique. Mais j’avais envie d’écouter les dirigeants de l’UGEMA.
Avec l’aide des responsables de l’organisation des étudiants d’Afrique du Nord j’ai pris rendez-vous avec l’UGEMA. C’était notre sacré Réda Malek qui était au rendez vous, en tant que secrétaire général de l’organisation.
Vous le connaissez mieux que moi. Malek avec son allure imposante, sa voix puissante et vive et surtout sa forte logique dans son raisonnement, m’a fait réaliser l’essence de la problématique.
Le mot « musulman », argumenta Malek, n’est pas motivé par un sectarisme religieux. Et n’est absolument pas une attitude de discrimination, vis-à-vis des autres. Il m’expliqua que dans la lutte de la libération nationale, l’Islam est l’élément le plus important de l’identité nationale dans la lutte contre les colonialistes français catholiques. Et c’est un langage simple pour faire mobiliser les fellagas.
Il a souligné que les portes de l’UGEMA sont ouvertes à tout le monde sans discrimination. J’ai eu une deuxième conversation avec Ait Chalaal. Les mêmes argumentations et raisonnements, mais un style différent. Un discours raffiné, nuancé avec calme, un langage diplomatique, qui a profondément pénétré dans mon cœur.
Pour moi, originaire d’un pays musulman, et qui venais de sortir d’un grand mouvement de libération d’un autre pays, le discours de Malek a résonné en moi. Ma décision fut prise sur le coup. J’ai senti comme une obligation morale de supporter ce mouvement étant engagé dans une lutte juste mais terriblement inégale. Mais je devais convaincre le secrétariat de l’UIE, tout le monde y étant communiste, représentant soit les organisations des étudiants des pays socialistes ou autres et étant a priori favorable à l’organisation fondée par M. Inal ! À cette époque j’étais moi-même membre du parti Toudeh d’Iran, aussi communiste ! Que faire ? Je me retournai vers M. Inal avec l’espoir de le convaincre, de rejoindre l’UGEMA et de se mettre au service du mouvement de libération nationale. Mais en vain et sans résultat sur le moment !
J’ai appris quelques mois plus tard, que M. Inal rejoignit le FLN, sans consentement de son parti, et qu’il était devenu commissaire politique de la région d’Oran et qu’il est mort, arme à la main dans le champ de bataille, comme martyr de la révolution algérienne !
Mon rapport à l’UIE a fait l’effet d’une explosion ! Car je raisonnais et demandais que l’on n’invite que l’UGEMA, en tant que seul représentant des étudiants algériens au congrès de l’UIE ! Il n’y avait vraiment pas de mauvaise volonté chez les membres du Secrétariat. L’insurrection du 1er Novembre n’était pas encore suffisamment connue et reconnue dans le monde. On en était encore à l’époque de l’Algérie française.
La réunion du secrétariat a été tendue, et suspendue par la suite. J’ai mis sur la balance tout mon poids de chef du département anticolonial, mais surtout c’était grâce à l’aide efficace de l’inoubliable défunt Jiri Pelikan, notre président, que j ai pu faire accepter par le secrétariat ma conclusion. Pelikan, était un homme prévoyant, remarquable, intelligent, ouvert, l’homme des compromis. Sa place est vraiment vide aujourd’hui parmi nous.
La présence de la délégation de l’UGEMA au congrès de l’UIE à Prague était, dans le mouvement mondial des étudiants, un évènement très important. Il ne faut pas oublier que l’UIE était la première organisation mondiale qui a reconnu l’UGEMA à une échelle mondiale. À ce congrès participait une délégation de l’UNEF pour la première fois, après plusieurs années de rupture de sa relation avec l’UIE. Je me rappelle la tension de l’instant quand la délégation de l’UGEMA monta à la tribune et prit la parole ! Au milieu de l’ovation des congressistes, la délégation de l’UNEF quitta la salle. Heureusement leurs relations se sont améliorées par la suite. La présence de plusieurs anciens dirigeants de l’UNEF dans cette cérémonie du 50e anniversaire en est le témoin.
Sans doute la fondation de l’UGEMA et son entrée au sein du mouvement international des étudiants et son combat, dans les multiples rencontres internationales en défendant la cause du peuple algérien pour l’indépendance, et aussi pour celles de tous les autres pays opprimés, contribua à la prise de conscience des étudiants du monde entier, et tout particulièrement politisa les étudiants français et l’UNEF.
Mon amitié avec les militants algériens commença ainsi et fut consolidée au fil du temps, dans notre combat commun pour l’indépendance de l’Algérie et la liberté de tous les peuples opprimés de l’Asie et de l’Afrique. Avec le temps, nos relations ont surpassé le stade de relation officielle d’un dirigeant d’une organisation internationale avec les dirigeants d’une organisation nationale. On devint amis, intimes, avec beaucoup d’affection et aussi de complicité pour résoudre les problèmes surgis dans les congrès et multiples rencontres internationales.
A titre d’exemple, cela s’est produit peu après à la Conférence des étudiants Afro-asiatiques à Bandung ! Avec l’inoubliable défunt Ben Yahia, notre complicité s’est formée autour d’un problème crucial et très important pour nous, de faire passer une résolution condamnant le colonialisme ! Cela peut vous étonner. Mais c’était la délégation chinoise qui voulait l’éviter ! Leur raisonnement, était simple. S’il y a opposition, même venant de la délégation d’un seul pays, il faut renoncer à la résolution. Car d’après les camarades chinois, le fait même de cette première rencontre des étudiants d’Asie et d’Afrique et l’expression de leur unité semblait être le plus important.
C’est en 1959 que j’ai eu le plaisir de rencontrer mon charmant ami M. Belaïd Abdessalam à Prague qui souhaitait mon aide pour résoudre certains problèmes importants des boursiers algériens dans les pays de l’Est. Mon attachement à la cause du peuple algérien et mon engagement à l’égard de l’UGEMA au sein du secrétariat de l’UIE était tel qu’un jour, M. Pélikan en rigolant me demanda : es-tu représentant de l’UIE auprès de l’UGEMA ou bien celui de l’UGEMA au sein du secrétariat de l’UIE ?
Me rappeler et raconter mes souvenirs avec d’autres dirigeants valeureux de l’UGEMA tels que Ait Chaalal, Jemal Houhou, Taleb, le défunt Khémisti, Abdelaoui, Hamdi et beaucoup d’autres, qui sont présents ici, serait long. Mais je fais une petite halte sur quelques évènements surgis après l’indépendance de l’Algérie ! En 1963 je me trouvais à Moscou avec Ben Yahia ! Mais cette fois-ci lui était ambassadeur et moi étudiant ! Il m’a aidé à faire expatrier vers l’Algérie une trentaine de mes compatriotes iraniens spécialistes dans les différents domaines, émigrés politiques sans papiers, qui ne supportaient plus de vivre dans ce soi-disant « paradis terrestre ».
Il est à rappeler que Ben Yahia  donna plus tard sa vie, tellement valeureuse, dans une mission de paix pour mon pays.
L’été 1964 je me trouvais en Algérie indépendante avec un faux passeport, car mon passeport iranien, était confisqué par l’ambassade d’Iran en Tunisie ; j’étais honoré par M. Jamel Houhou qui m’a procuré un passeport national algérien.
En 1969, après la tragédie du printemps de Prague, je n’arrivais plus à respirer l’air des pays « socialistes ». Je voulais quitter la RDA pour m’installer à l’Ouest. Mon handicap, entre autres, était le piège tendu par la SAVAK en manipulant un dossier par l’Interpol, forgé de toute pièce, pour m’arrêter et me rendre aux autorités iraniennes ! J’ai pris le risque en prenant l’avion à destination de Paris ! Réda Malek, ambassadeur de son pays à Paris, en apprenant la nouvelle, vint accompagné de mon avocat, jusqu’au pied de l’avion avec l’intention d’intervenir au cas où l’on m’aurait arrêté à ma descente d’avion !
Au cours de mon procès à Paris, Réda Malek, en tant qu’ambassadeur de son pays a écrit une excellente lettre, témoignant en ma faveur. Le même geste d’amitié et solidarité a été fait par Ait Chaalal, lui aussi ambassadeur en Italie ! Je n’oublierai jamais ce geste de fidélité dans l’amitié et la signification de leur solidarité à un moment difficile de ma vie.
Chers amis ! Je vous remercie encore de m’honorer en m’ayant invité à assister à cet anniversaire si important et en me donnant l’opportunité de faire ce témoignage.
Merci et félicitations.
Babak Amir Khosorovi
[1]. G. Pervillé (Les étudiants algériens dans l’université française, 1880-1962, éd. du CNRS, 1984) donne le chiffre de 684 sur le total de 5198 étudiants de l’université d’Alger, soit 13 %, celui de ceux inscrits dans les universités en France n’étant pas comptabilisé…
[2]. Dans notre 1er tome au chapitre « Le Tremplin »…, pp. 193 sq.
[3]. Messaoud Aït Chaalal, « L’UGEMA, de sa création à l’indépendance », Rappel historique venu dans son allocution à la rencontre sur le 50e anniversaire de l’UGEMA à Tlemcen, en 2006. (Les citations entre guillemets dans le texte sont tirées de cette allocution, sauf indications précisant une autre source)… Si Messaoud a pris les destinées de l’UGEMA en main, en tant que président, au IIe congrès de l’UGEMA, alors que A. Taleb rejoignait la direction de la Fédération de France du FLN… (On peut trouver une information équivalente dans le texte dû à la plume de B. Abdesselam sur la question. Cf. belaidabdesselam.com).
[4]. Nous donnons plus bas un témoignage significatif de l’intérêt que portait, par exemple, sur cet événement, l’UIE par un de ses responsables, l’ami Babak…
[5]. Nous aurons l’occasion de voir comment cette base idéologique large et inclusive qui est sans doute le grand acquis des intellectuels algériens et, à travers eux, de la personnalité nationale… a volé en éclat et sous la pression de quelles forces locales, régionales et internationales…
[6]. Parmi eux, Clement Moore Henry, représentant de l’USNSA qui sera expulsé de France après avoir délivré son message de soutien à la lutte de l’UGEMA et des étudiants algériens. Il écrira un livre UGEMA, édité chez Casbah, en réunissant les interviews de ses anciens amis connus à Paris et à Tunis, puis des nouvelles générations d’étudiants.
[7]. On lira avec intérêt l’article de Daniel Agacinski : « Comment la guerre d’Algérie a politisé le milieu étudiant » français, (http://journals.openedition.org/grm/258) qui montre les difficultés de cette entreprise…, ainsi que le point de vue des anciens dirigeants de l’UNEF sur les relations de leur Union avec l’UGEMA dans la table ronde qu’ils ont organisée sur la question, http://aaunef.fr/wp-content/uploads/2021/01/AAUNEF-ALGERIE-TABLE-RONDE-1.pdf
[8]. Cf. son intervention lors de la cérémonie de 50e anniversaire de l’UGEMA à Tlemcen. (Signalons que les interventions des différents responsables qui ont animé la vie de l’UGEMA depuis sa naissance, ainsi que celle du Président Bouteflika – sans le soutien duquel cette cérémonie n’aurait pas pu se tenir – ont été réunies dans un opuscule qui a été mis entre les mains d’un éditeur, mais je ne sais quelles suites lui ont été données…)
[9]. J’ai fait connaître ce texte l’an passé à pareille occasion. Mais vu les conditions exiguës de diffusion qui me sont imparties, je pense qu’en le rediffusant, je peux en faire profiter encore nombre de lecteurs intéressés…

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