Réflexion sur Naima Salhi, la JSK et le kabylisme par Mohamed Bouhamidi

Enm

En mai 2018, j’ai écrit ce texte à chaud et  publié sans le relire; je ne corrige pas aujourd’hui l’erreur d’avoir cité  Said Sadi comme ministre pour rester fidèle à ce texte et à ses circonstances et parce que cette erreur ne change rien à ma réponse.. Un internaute m’avait demandé ce que je pense de Naima Salhi dans un débat sur les supporters de la JSK qui ont outragé l’hymne national. Voilà ma réponse et sur Salhi et sur le kabylisme :
Smail Khacham,  je réponds à votre question :
Salhi est juste une criminelle passible des tribunaux pour incitation à la haine et à la violence, un de ces vecteurs que la 5eme colonne wahhabite, qui fut largement associée au pouvoir, utilise pour fragiliser le sentiment d’unité nationale. Elle est la jumelle de ceux qui travaillent pour la 5eme colonne néocolonialiste très très largement associée au pouvoir  qui a besoin d’une vitrine oppositionnelle pseudo radicale pour semer la haine de l’Etat légué par les martyrs.
Si un minimum de logique animait les partisans de la Kabylie « marginalisée » ils se seraient rendu compte qu’en en faisant un cas particulier ils ne divorcent pas avec les arabes mais avec les berbères de toutes les autres régions. Cette ghettoïsation de la Kabylie c’est juste du kabylisme dont le contenu réel et paradoxal est qu’il est essentiellement anti-berbère dans sa compréhension historique, c’es à dire numide. Et la réalité historique des berbères est que nous sommes culturellement descendants des royaumes numides ou berbères qui ont été fondés entre le 10eme et le 16eme siècle .
L’échec et l’incapacité du berbèrisme des intellectuels qui a fourni tant de ministres au pouvoir, à être un projet national et souverain l’a fait dégénérer en kabylisme. Il ne pouvait être un projet souverain et national car profondément imbu des illusions de la modernité occidentale, modernité qui est le nom cosmétique de l’impérialisme. Said Sadi se retrouvera ministre(1) du pouvoir et pris en photo avec BHL après la réussite libyenne de ce dernier. Rien ne semble déranger les kabylistes dans la demande constante du MAK d’une intervention étrangère.
Personne ne se demande pourquoi Paris peut être le siège d’un gouvernement kabyle sans que personne ne proteste que c’est là un acte français portant atteinte à notre intégrité territoriale ? Personne ne se demande qu’elle est cette logique d’une identité kabyle marginalisée avec autant de ministres et de très hauts responsables kabyles d’un pouvoir désigné comme antikabyle ? Personne ne s’interroge sur les germes de divisions violentes que contient l’excommunication des faux kabyles, des kabyles de services etc. Etc. Dans la même lignée des discordes entre vrais musulmans et faux musulmans qui a entraîné le désastre que nous avons connu.
La réalité de la pensée kabyliste est qu’elle est religieuse, instituant un « sacré  » dont quelques prêtres se donnent déjà le droit exclusif d’en prononcer les fetwas, les excommunications, les condamnations et les mises à mort.
Les milieux sionistes et impérialistes experts en sciences sociales, en psychologie comportementale et en psychanalyse savent très bien que l’exacerbation de cette identité particulariste contraire même à notre héritage numide et berbère leur livrera un pays anéanti dans les guerres destructrices. Et parmi les grandes leçons que connaissent les experts en sciences sociales et psychologiques des milieux impérialistes et anglosionistes est que les élites des peuples dominés ne rêvent que de s’extraire de leurs identités indigènes et l’identité indigène qu’ils nous imposé est la dénomination d’arabes. C’était bien sûr lié aussi au projet napoléonien de « Royaume arabe » mais c’est déjà un autre approfondissement. Car pendant les années de la conquête les français ne nous appelaient ni arabes ni kabyles ni musulmans mais juste « barbares ».
Correctifs : Said Sadi n’a pas été ministre mais le chef des ministres berbéristes que vous connaissez. La photo avec BHL aurait été prise avant la destruction de la Libye, ce qui ne change rien au fond de la question.
Par M. Bouahamidi. Alger, le 5 mai 2018.
Source :  https://www.facebook.com/djabuck11/posts/1942516742726880

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